Un camp est un week-end de fête aux longs jours de ride et aux nuits trop courtes, très éprouvant pour nos fragiles organismes, mais tellement réjouissant et exaltant pour nos pauvres àmes en quête de plaisirs festifs.
Après avoir passé pendant des années les camps bien au chaud où on mangeait comme des rois (et on buvait et toraillait comme des porcs) dans de bien aises chambrées. Nous préférons de plus en plus passer la nuit dehors, sous tente ou dans un igloo. Et même s'il fait un tantinet moins confortable, l'ambiance y est d'autant meilleure, car c'est tous avec plaisir que nous laissons se réveiller le rude gaillard (ou la rude gaillasse) qui sommeille en chacun de nous.
En hiver, la TRIBAL RIDE nous permet de nous réunir, de prier Strounz, dieu teuton de la neige en abondance et Schleuh, nymphe des rides infernaux, lors d'épiques sessions nocturnes, où nous nous jetons le long des pentes abruptes et sur des sauts titanesques à la claire lueur de la pleine lune (voire dans le noir complet ou dans le brouillard). Et après nous Être réchauffés à la bonne flambée, nous ripaillons de mets frugaux à la bonne franquette avant de nous endormir dans les tentes ou igloos, édifiés au pied du snowpark.
On aime tellement ça que le printemps, on monte même à pied dans un endroit tenu encore secret par l'armée suisse (la C.I.A. a presque trouvé, mais on est bon pour deux ou trois ans encore) pour faire une tribal ride encore plus roots.... Pas d'électricité, juste un chalet d'alpage pour la nuit, deux trois bûches pour le feu, un peu de neige, un big air fait à la main et des fois la lune.
En été, on fait plus ou moins pareil sauf qu'on va aux Diablerets parce que y'a plus de neige à Moléson et qu'on fait pas d'igloo parce qu'on est paresseux.